À partir de 2002, l’ambiance des stades du monde arabe se transforme progressivement avec l’émergence du supportérisme-ultras en Tunisie. Importée d’Italie, la culture ultras, qui consiste à organiser de manière démonstrative le soutien à l’équipe à travers un collectif de jeunes gens, s’implante du Maghreb au Levant. Dans des pays conservateurs avec un contrôle social très fort et où les loisirs pour la jeunesse sont peu nombreux, les tribunes des stades deviennent un espace de liberté pour les jeunes : ils en prennent possession sans devoir subir la domination des aînés. Au contraire, ils instaurent une société organisée et hiérarchisée mais ouverte à tous, sans discrimination d’origine sociale, d’opinion politique ou de pratique religieuse. La seule obligation est celle de la passion démesurée pour les équipes de football, ce qui peut les mener, parfois, à la confrontation violente avec leurs rivaux. Alors que les Printemps Arabes semblent avoir échoué dans la majorité des pays, dans les tribunes, ils ont essaimé. Les stades du monde arabe proposent un miroir déformant de ces sociétés en transition.
We need no education
Un portrait de la jeunesse du monde arabe





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Une exposition par Offside Productions recherche, photographie, textes : Sébastien Louis photographie, vidéo, textes : Giovanni Ambrosio

