Les artistes lauréat·e·s de la bourse Multiplica ont posé leurs valises et leur équipement à Luxembourg pour une durée de deux semaines. Le duo Minuit 47, composé de Benjamin Gabriel et Victor Paredes, et Amélie Samson sont à pied d’œuvre dans nos salles depuis hier, chacun·e avec des objectifs bien définis. Moins de 48 heures après leur arrivée, on est déjà allé les déranger pour savoir où ils/elle en sont.
Arts numériques Début de la résidence multiplica





Un capteur qui résiste
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Benjamin et Victor profitent bien de tout l’espace de la Black Box pour développer leur projet de dispositif musical sans fil, AURA – Accessible Unified Responsive Audio. Un piano électrique trône au milieu de la salle, des bornes wifi se cachent dans les coins, tandis que différents types de capteurs s’étalent sur les tables.
Quand on les a interrompus, le compositeur et le docteur en informatique musicale travaillaient à la programmation d’un capteur musculaire pour le bras, qui permettrait de moduler l’intensité des sons quand celui ou celle qui le porte ouvre et ferme le poing.
Cette petite séance de troubleshooting est la première étape vers la configuration de cinq capteurs qui seront testés par des visiteur·euse·s en situation de handicap et de leurs accompagnateur·rice·s la semaine prochaine.
Des créatures qui piquent la gorge
On a trouvé le Studio 3 vide quand on a voulu aller voir Amélie. Et pour cause, elle était dans l’atelier juste en face. Mais comme elle faisait des coulages en silicone, manipulation durant laquelle il vaut mieux porter un masque vu la toxicité du matériau, on a attendu bien sagement à l’air frais.
Les coulages de ses Parasites, Amélie les réalise dans des moules qu’elle a conçus et imprimés en 3D au préalable. Cette semaine, elle teste un nouveau silicone qui sèche en 6 heures au lieu de 20. Elle est plutôt optimiste sur le résultat, ce qui lui fera gagner un temps précieux pour la création de nouvelles créatures. Elle vise aussi la résolution des problèmes de durabilité rencontrés précédemment, afin que les créatures ne percent pas lors d’activation prolongée.
La semaine prochaine, Amélie se rendra au lycée de Bonnevoie où elle assistera les élèves dans l’enregistrement d’ambiances sonores. Ces captations serviront ensuite à la modélisation 3D des textures des créatures y correspondant.
Les deux projets sont en bonne voie mais la route est encore longue jusqu’à la restitution de la première étape de travail lors de Multiplica Lab le 21 février prochain. Alors, on va les laisser avancer et arrêter de les embêter…
photos © Nathan Roux

