Ancien clochard et professeur de yoga quand il n’errait pas dans les rues glauques de San Diego, GONJASUFI de son vrai Sumach Ecks, s’adonne aussi très jeune à la musique. Né d’une mère mexiciaine et d’un père éthiopien, Ecks tente d’apporter un peu de ces influences dans Masters Of the Universe, son groupe formé au début des années 90. S’il demeure discret, sa vie change lorsqu’il rencontre Flying Lotus, beatmaker et fondateur du très influent label, Brainfeeder. Il suffira d’un titre sur l’album “Los Angeles” (2008), “Testament” (avant-dernière plage sur l’album) pour que l’attention se porte sur cet étrange énergumène venu de nulle part. Ce qui attire ou repousse immédiatement chez GONJASUFI : cette voix à la fois puissante et planante, rauque et chevrotante, plus proche du chant mantra que du rap. Ajoutez à ça une bande-son psychédélique faite d’effets sonores en tout genre, de samples et de cris, concoctée par un autre allumé qui répond au doux nom de Gaslamp Killer, et vous avez la recette pour ce qui est considéré l’un des meilleurs albums de l’année 2010, tout genre confondu : “A Sufi And A Killer”. Le disque sort chez Warp et met critiques et mélomanes d’accord. GONJASUFI s’impose dans le paysage alternatif, réunissant lors des “live”, rockeurs, rappeurs et mystiques.
Concert / Indie & Alternative Gonjasufi






