Après Great Lake Swimmers, Colin Huebert avait envie de changer d’air(e). Après une longue et fatigante tournée, il s’enferme chez lui, écrit quelques moreceaux et joue avec l’idée de les sortir en indé. Se joignent trois autres musiciens, et de fil en aiguille s’érige un groupe au nom etrange, SISKIYOU. Le premier disque sort en 2010 et annonce la couleur : disque éponyme, il propose une musique folk sombre faisant la part belle aux bruits d’ambiance, faisant une ambiance si pas lugubre, ténébreuse. Le deuxième disque « Keep Away The Dead » continue dans la même lignée. Une musique fait main mais faite sur mesure, donc de qualité. Une musique qui sent la sciure de bois et les feuilles mortes et dont la force repose aussi bien dans les arrangements que dans la fragilité de la voix d’Huebert.
D’abord appelé Bye Bye Blackbird, Mikey Maramag a decidé de simplifier les choses en faisant de BLACKBIRD BLACKBIRD un nouveau sobriquet que la blogosphère allait retenir. Maramag créé de la pop psyché avec des machines, un peu comme ce que les Beatles auraient osé si l’inspiration les avait poussés vers les machines. Difficile de distinguer les paroles chanter, difficile aussi de dire qu’erst-ce qui est sample, qu’est-ce qui est joué, tant le tout baigne dans un océan de reverb et de nappes superposées. Il y a certes, un beat qui donne une structure à cet ensemble d’éléments disparates, mais la force de la musique de BLACKBIRD BLACKBIRD reste la mélopée, douce et planante. L’album « Summer Heart » sorti en 2010 se compose d’extraits de ses deux premiers EPs, « Happy High » et « Let’s Move On Together ».
Concert / Pop, Dream pop, Singer/songwriter & Electro Siskiyou + blackbird blackbird






