Concert / Pop The pains of being pure at heart

Difficile d’y voir clair dans le monde de la pop, de nos jours. Chaque mois, un groupe a droit à ses 15 minutes de gloire. Dans le cas des Pains Of Being Pure At Heart, il faut admettre que leur bonne étoile est restée fidèle et ce depuis 2007, l’année de leur formation, à New York. Leur power pop, ils la doivent aux ainés, parmi eux les Smiths, mais aussi House of Love et Pale Saints. Comme pour signifier que tout était mieux avant, même leurs clips ont ce grain joliment désuet, tout à fait en phase avec une musique qui se réapproprie le meilleur des gimmicks de la musique pop alternative des années 80 et 90. Écouter leur album éponyme sorti en 2009, c’est comme regretter un être cher pendant qu’il est encore auprès de vous ; avenir et nostalgie cohabitent parfaitement. Ce qui les distingue également de leurs pairs, un sens certain de la mélodie aussi simple qu’efficace, mais un jeu où l’on perçoit un amateurisme assumé et non masqué par des couches d’effets studio. Un titre comme « Contender », malgré son interpretation brute de décoffrage, séduit dans son minimalisme et dans la manière qu’a le chanteur Kip Berman, de vouloir s’effacer, sourire aux lèvres et larmes à l’oeil, derrière les guitares. Le nouvel album, « Belong » sort le 29 mars.