Après un premier passage en février 2014 pour promouvoir l’album « Blood Donation » de son projet solo MARIAM THE BELIEVER, Mariam Wallentin revient nous voir au CarréRotondes, cette fois-ci accompagnée de son mari, Andreas Werliin. Ensemble ils forment le duo supersonique WILDBIRDS & PEACEDRUMS. Quatre ans après « The Rivers », le duo sort son quatrième album, « Rhythm » (sortie : 03.11), décrit par le couple comme véritable « retour aux sources ». En effet, WILDBIRDS & PEACEDRUMS s’était fait connaître en 2008 avec l’album « Heartcore », disque épuré et brut de décoffrage, porté par le binôme voix-batterie. Cela semble très limité sur papier, voire un brin ennuyeux sur la durée, mais dans les faits, le résultat est tout autre. Mariam est une chanteuse habitée, à la voix « soulful », à la fois puissante et extrêmement vulnérable, ce qui lui permet le bond d’une émotion à l’autre de manière assez extrême sur un même morceau. Werliin est un batteur qui puise autant dans la musique primitive que dans le free jazz, ne reculant pas devant l’expérimentation à la The Knife et autres maîtres du genre. Le tout réuni résulte en des disques hallucinants ressemblant parfois à un véritable combat d’où on saurait deviner le vainqueur. Une tension et un chaos nécessaire pour arriver à toucher la grâce — WILDBIRDS & PEACEDRUMS.
JAN MÖRGENSON arrive des confins glacés d’Austrasie pour faire jaillir le feu de sa guitare en bois. Ses étranges prières instrumentales font appel aux esprits de John Fahey et de Jack Rose, qu’il tente d’exhumer à coup de drone bluesy, de psychédélisme oriental et de folk rococo.
Plus fossoyeur que gourou et plus chaman que charlatan, il invite à une séance de décorporation lors d’un rituel à base de théorie des cordes.
Plus fossoyeur que gourou et plus chaman que charlatan, il invite à une séance de décorporation lors d’un rituel à base de théorie des cordes.






